Rues désertes
Comme dans un pays de l’Est qui n’existe pas
Un ordre dont on aurait oublié les fondements ou les raisons
Et dont il nous resterait juste
Au ciel
Un avion unique qui passe sous une étoile solitaire
Les nuages qui s’en vont au loin
Quelques cris encore puis plus rien
A part les crissement lointain des pneus sur le bitume
Des claquements au hasard
Une voix solitaire
Comme dans un grand hoquet silencieux
Le monde se réajuste, se reprogramme et nous avec lui, réglables que nous sommes