a.
Soudain, l’orage éclate. Les rares passants courent pliés en deux jusqu’au métro. Une odeur d’herbe mouillé monte du parc en même temps qu’un air d’ancienne normalité. Demi-saison, dimanche, orage, rester chez soi. Mais c’est une fausse normalité, et un faux dimanche. ‘We can’t return to normal, because normal was the problem in the first place.’
b.
Je dessine du marbre sur Autocad. Indentations, fjords, isthmes, continents, archipels. Lignes de force, évidentes ou secrètes. Nébuleuses. Filaments. Réseaux. Monstres. Créatures. Nuages. Sommes-nous les seuls à voir cette beauté secrète ? Soudain, cette terreur : aurions-nous, la Terre et nous, des destins séparés ? Est-ce que nous allons devoir partir?
c.
Dans la cage d’escalier, dans un silence absolu, entre le troisième et le quatrième étage, précise et inattendue, une saveur de bergamotte.
d.
There’s a cold chill / in my heart
There’s a cold chill / in my heart*
e.
Sommes-nous la Création, ou le Problème ? Sommes-nous la création du problème ? Et qui doit le résoudre ? Nous ? Et où-cela ?
f.
Nietzsche, Fragments posthumes 1885-1887 : ‘Terreur d’avoir découvert la fausseté de tout.’
*Baxter Dury, Claire