Ce ne sont pas des qualités nobles. Plutôt des qualités incidentes, obliques, douteuses. De celles qui empruntent la lumière des autres, qui reflètent, qui épousent. Preneur de rats, c’est un état dont on ne peut se féliciter. D’abord, on est perpétuellement dans un entre-deux, dans ce mouvement d’un point A à un point B, on indique une direction mais sans savoir pourquoi. C’est compulsif. On vit du plaisir de l’accélération, dans l’emportement pur car alors il est communicatif, séduisant. Dans le flou de la vitesse il apparaît comme une vertu. On vit de l’avenir, par avenir mais un avenir qui serait le présent. Demain est notre fleuve. Notre plaisir – indicible il faut l’avouer – c’est d’être « notre propre chant du coq, notre propre précurseur dans les ruelles obscures« … vers le fleuve.
« (…) et quiconque a des oreilles pour les choses inouïes, je lui alourdirai le coeur de ma félicité« .