La lumière du soleil couchant qui frise dans les bogues chevelus des châtaignes accumulées sur la route, comme des pépites frissonnantes. Les vallons, les bosquets, les lointains bleutés, les prés où les vaches paraissent peintes. Le ciel lavé par les pluies. Les méandres de la route qui la font aventure, pure expectative d’un virage l’autre, entre sombre des forêts et or glorieux des vallées. A l’extrémité de cette route le moulin, élégance du voyage. Toute une famille nous attend dans l’humidité fantastique qui monte de la vallée, le poêle ronfle dans le crépuscule. Un peu plus haut sur la route, la chévrerie. Partout cette gentillesse confondante qu’on ne veut pas s’avouer qu’on avait oubliée. Le regard de ses animaux. L’étendue inviolée des pâturages, des bois, des vallons. Une vie différente, dit cette dame. Vivre un seul moment comme cela, c’est déjà une vie différente.
Lavaugarde
Publié par jeanphilippedore
Architecte, bloggeur, conseiller, auteur Voir tous les articles par jeanphilippedore
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