Si j’écris mal, si j’écris par ce qu’il faut écrire, ou pour qu’on m’aime, alors oui, je vais avoir tendance à écrire dans une forme prédéfinie, instituée, reconnaissable. Je vais avoir tendance à écrire dans le monde des solutions, des raisons, des représentations. Ça rassure tout le monde, et tout le monde se félicite d’échanger des choses rebattues et connues : c’est ça la trahison. La transaction, l’achat-vente. Je te donne ce que tu attends (de la culture, de l’art, etc), je reçois en retour ma récompense, comme un chien. Or l’écriture, le texte comme dit Duras, c’est l’Inconnu. C’est la Nuit. C’est ce qui, capté par les mots qui deviennent des passeurs, surgit du néant, des ténèbres. Le texte veut quelque chose et c’est effrayant, ça n’a rien à voir avec les conventions sociales.
Duras for ever
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- Marguerite Duras
Publié par jeanphilippedore
Architecte, bloggeur, conseiller, auteur Voir tous les articles par jeanphilippedore
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