Bleu (Summer, II)

le vide, dis-tu

je glisse sur les Maréchaux déserts

une dame chinoise remonte le boulevard un masque sur le visage

son corps dessine avec la Terre un angle comme une danse immobile

glisser

devenir

penser

nager dans le vide

dix-sept palmiers jaunissants tordus de l’été annoncent la fin

mille fois l’architecture le ciel bleu la ligne, quoi?

– l’été dans les yeux

bleus

de la Nuit.

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