Je l’aime. C’est le mien comme la cabine n°2 du ‘Gelria’ était à Cendrars. J’aime la fortuité de ses tôles, j’aime l’équanimité tranquille de ses néons. J’aime les mouvements circonspects et contrits des voyageurs dans cette pseudo-nef, et j’aime certains yeux au-dessus des masques. J’aime les machines, beaucoup, qui calmement accomplissent leur programme, qui se répandent en bips et en pings et en diodes luminescentes. J’aime tous les signaux qui luisent et qui irradient dans le néant, les panneaux, les écriteaux et les écrans. J’aime leur nature vibratile, élusive, ambivalente : un coup on les comprend, un coup on les voit. J’aime la nature inquiète du monde qui traverse le hall comme un jaguar invisible.
Terminal C
Publié par jeanphilippedore
Architecte, bloggeur, conseiller, auteur Voir tous les articles par jeanphilippedore
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