Méfie-toi de l’influence, pensais-je dans le fracas de l’ATR
Méfie-toi de l’innocence que tu prétends répandre
— toujours très à l’aise dans les premiers pas vers la rivière, dans la ruelle sombre de nos prémonitions
— véritablement, il faudrait être suspendu comme ça, comme le héron une patte en l’air, il faudrait habiter aristocratiquement ce moment-là de la promesse, de l’envolée, cette accélération fantastique qui repose dans l’instant
— mais
— après
— il y a toujours ce moment de gêne quand à demi-engagé dans l’eau…
— oh ce FEU des regards
— mais moi je ne sais pas raconter d’histoire jusqu’au bout, je sais juste mimer la descente vers la rivière, cette excitation dans les ruelles futures et sombres cette quête ce basculement
— comme ça une patte en l’air comme un héron empaillé