Airport

Les plaisirs obscurs de l’aéroport

Aller et venir comme un quidam, une simple silhouette, une esquisse de personnage

Entre des tables sous cellophane, des boutiques anesthésiées, des systèmes informatiques fatigués

Derrière leurs écrans leurs masques leurs lunettes, d’autres quidams comme moi codent le monde à coups de petites croches, de petits chiffres, on verrait presque les zéros et les uns surgir de leurs appareils et de leur tête

Étrange et absurde communion mais c’est bien dans ce monde que nous vivons

— pas dans l’autre, celui qui existe.

La République du Laptop comme triste emblème

Les rares enfants qui sont là ont l’air faux, en plastique, mûs par des impulsions électriques

On ne sait trop ce qu’on attend, quelle catastrophe

On se loge dans une condition, un confort, un carcan d’indicible…

Une simplification peut-être aussi.

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