Pitch kafkaïen. Héros solitaire, confiné dans son appartement, crise sanitaire, regarde le monde par la fenêtre, s’informe des nouvelles sur Internet, suit le nombre de malades, de morts, s’inquiète de quand il pourra sortir, dialogue avec ses proches par téléconférence, etc, etc. Puis, par une prise de conscience terrible, soudaine — ou par un rêve terrible qui le réveille — il réalise avec horreur qu’il n’est jamais sorti de chez lui, qu’il a toujours été confiné, qu’il est prisonnier de la fiction de l’Etat — crise sanitaire depuis trois semaines — dans laquelle il tourne comme le hamster dans sa roue. Souvenirs de la vie d’avant (enfance, amours) implantés comme dans Blade Runner, amis sur la vidéo, avatars fabriqués sur mesure. Fiction vertigineuse du temps qui éternellement dure trois semaines, des jours qui recommencent toujours comme la toile de Pénélope. Fiction, décor, cadre de la société totalement inventés, fabriqués, produits. Par la Psyché? par l’Etat? Par un ordinateur? Cela pourrait être totalement terrifiant.
For a short story
Publié par jeanphilippedore
Architecte, bloggeur, conseiller, auteur Voir tous les articles par jeanphilippedore
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