Face à une question épineuse, le premier réflexe est toujours de chercher à qui demander son avis. Alors on fait mentalement le tour des amis, des aimants, des ex. Mais personne ne convient vraiment bien sûr, parce que c’est à soi-même qu’on pose la question, finalement. Je pense que c’est pour cela qu’on se met à écrire – pour cesser de s’adresser à quelqu’un en particulier, écrit Muray dans son journal. On s’en remet à l’indétermination, ou plutôt à l’impersonnalisation de l’écriture pour qu’elle nous sorte de là. On expulse son problème vers un extérieur salvateur, impersonnel par la magie du langage, on recrache sa boulette de contrition comme une vieille chouette.
Un décor de questions
- Tagué
- Philippe Muray
Publié par jeanphilippedore
Architecte, bloggeur, conseiller, auteur Voir tous les articles par jeanphilippedore
Publié