– Qui attendez-vous?
– Un traîneau qui me prenne, dit K.
– Il ne passe pas de traîneau ici, dit l’homme, il n’y a aucune circulation.
– C’est pourtant la route qui mène au Château! objecta K.
– Peu importe, dit l’homme avec une certaine cruauté, on n’y passe pas.
Puis ils se turent tous deux. Mais l’homme réfléchissait sans doute à quelque chose, car il gardait sa fenêtre ouverte : il en sortait de la fumée.
– Un mauvais chemin, dit K. pour lui venir en aide.
Mais l’homme se contenta de répondre:
– Evidemment.
Il ajouta pourtant au bout d’un instant:
– Si vous voulez je vous emmènerai avec mon traîneau.
– Oui, faites-le je vous prie, répondit K. tout heureux, combien me demanderez-vous?
– Rien, dit l’homme.
K. fut très étonné.
– Vous êtes bien l’arpenteur? dit l’homme. Vous appartenez au Château! Où voulez-vous donc aller?
– Au Château, fit K. hâtivement.
– Alors je ne vous prends pas, dit l’homme aussitôt.