Métapoétique du Padolo

Le petit chemin cimenté qui serpente entre les bungalows et les agaves. Le vent transversal. Les pensées du travail qui tombent en gouttelettes parallèles depuis la douche. Une vague touffeur qui rappelle l’enfance. La Trinité comme promesse. Et les pensées du poème, les sous-pensées du poème qui glissent par-dessous, à demi-autorisées, à demi articulées comme une armée murmurante.

Blanchisserie Picciocchi. Des cintres qui claquent sur un chariot en inox. Tu es triste comme un camion de blanchisserie garé au soleil, qui attend. Blanchisserie du poème. J’écoute, j’écoute au delà de ce sifflement. J’attends.

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