Rue de la Chine, samedi soir. La rue, le silence, la consistance du silence, quelque chose de l’enfance, une sorte de paix de bande dessinée. Le petit pan de mur jaune, mais qui serait dans un album de Tintin. Le petit pan de mur jaune du restaurant syldave. Elle est en retard, je lis Bolaño en buvant du Chablis. Je lis, puissamment englouti dans le vingtième arrondissement confidentiel. Puis, nos silences. Et cette main furtivement serrée au bord des larmes, juste avant les larmes. Et la lithographie de Cocteau qui attend roulée dans son carton triangulaire. Et l’agneau et le vin d’Anjou. Et la tranquillité proprement sidérante, surnaturelle de la rue de la Chine.
Bobsleigh, 17
Publié par jeanphilippedore
Architecte, bloggeur, conseiller, auteur Voir tous les articles par jeanphilippedore
Publié