Je voudrais me perdre
Longuement comme Pasolini dans la nuit indienne
Je voudrais me perdre dans de longues herbes ondoyantes
Errer entre réminiscences et prémonitions
Laisser remonter des profondeurs comme des fumigations des échos si fins qui rencontreraient le tamis mal assuré du langage
Musiques de films souvenirs de pluies fictives, de bribes de sentiments de bonheur, d’éclats de lumière
Dessous, dessous la grille du langage
Débordant les bornes mal assurées du moi, les territoires inconnus
Être le lieu d’une longue traversée dans les hautes herbes avec des éclats de rire cristallins qui toujours
Reviennent
Je voudrais me perdre